"Danzando sull'altissima duna, en dansant sur la très haute dune "di Paola d'Orsi

Racconterò ancora e ancora dei nostri giorni in queste terre di frontiera, lungo il cammino di Santiago, fra l'Atlantico e il Mediterraneo, fra i Pirenei e la Camargue, fusione di culture intense e generose.

Racconterò di una coreografia che viene da lontano, da quel giorno in cui Patricia Guerrero ha illuminato l'inverno portando a casa nostra la sua letra armoniosa por guajira.

E di quei lunghi, strampalati preparativi di macchine, aerei, valigie cariche di ventagli e rose; di una maestra de verdad, Francesca, che trasmette tutto ma proprio tutto con il cuore aperto e la calma di chi è sicura di fare sempre un buon lavoro.

E di quelle incursioni al mercato di Mont de Marsan, fra ostriche, foie gras, formaggi, ma anche chorizo y gazpacho, Spagna e Francia insieme, Europa bella e mia. E poi dei ragazzi che sembravano proprio i nostri figli, venuti da Marsiglia a improvvisare una juerga nei vicoli, con caritas gitanas y anda por bulerìa, e noi a bocca spalancata.

Racconterò della nostra casa incantata, celeste come in una fiaba, con Camille accogliente come la principessa, e una terrazza che ha ospitato la prova generale più pazza della storia del flamenco.

Della nostra prima improbabile “tournée”, con un palco vero, in un festival vero, scherzando come bambine, felici di vedere la platea allegra che partecipava.

E racconterò ancora di noi, sorelle nella danza, assetate di giorni insieme, una cosa unica, luminose come quella giornata sull'oceano, danzando sull'altissima duna.

Paola


En dansant sur la très haute dune

Je raconterai encore et encore de nos jours en ces terres de frontière, longeant les chemins de saint Jacques de Compostelle, entre l'Atlantique et la Méditerranée, entre les Pyrénées et la Camargue, fusion de cultures intenses et généreuses.

Je raconterai une chorégraphie qui vient de loin, de ce jour où Patricia Guerrero illumina l'hiver en apportant chez nous son harmonieuse “letra por guajira”.

Et de ces longs préparatifs étranges , de voitures, d’avions, des valises chargées d’éventails et de roses; d'une prof “de verdad”, Francesca, qui transmet tout mais vraiment tout à cœur ouvert et avec le calme de ceux qui sont sûrs de toujours faire du bon travail.

Et de ces incursions au marché de Mont de Marsan, entre les huîtres, le foie gras, les fromages, mais aussi le chorizo et le gazpacho, l'Espagne et la France réunis, la belle Europe qui est la mienne. Et puis de ces gamins qui ressemblaient à nos enfants, venus de Marseille pour improviser une juerga dans les ruelles, avec caritas gitanas y anda por bulerìa, et nous ont laissé sans voix.

Je raconterai de notre maison enchantée, bleue comme dans un conte de fées, avec Camille aussi accueillante que la princesse, et une terrasse qui a permis la répétition gènérale la plus folle de l'histoire du flamenco.

De notre première improbabile "tournée", sur une vraie scène, dans un vrai festival, plaisantant comme des gamines, heureuses de voir le joyeux public qui a assisté au spectacle.

Et je reparlerai de nous, sœurs de danse, passionées de jours à vivre ensemble, et de cette chose unique,nous lumineuses comme ce jour là au bord de l'océan, en dansant sur la très haute dune.

Paola

http://www.francescastocchi-flamenco.it/


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